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l’Iran à la quête d’une trêve

Noureddine Benchekroun/ Bureau de Marrakech

Depuis la prise du pouvoir de l’Iran en 1979, le régime des Ayatollah n’a cessé de créer des problèmes pour déstabiliser la région du Moyen-Orient.
Ça a commencé par la guerre Irano- Irakienne, puis vint la propagande d’exporter l’idéologie chiite au-delà des frontières perses.
Une propagande qui a abouti à la création de plusieurs branches à travers le monde dont les plus importants Hezbollah au Liban, les factions chiites d’Irak, les Houthies au Yémen.
Très récemment, cette idéologie a commencé à conquérir la région Nord-Africaine en l’occurrence la Tunisie, l’Algérie et les séparatistes du Polisario.

L’hypocrisie des frères musulmans.

Et pourtant, face à cette réalité, les Frères musulmans (sunnites ) devenus du jour au lendemain pro-iraniens refusent de reconnaître les faits, et prônent un discours fallacieux.
En effet, après avoir trouvé refuge en Turquie et au Qatar et médiatisés à grand échelle par la chaîne Al Jazeera, les Frères-Musulmans redorent l’image de l’Iran, ennemi idéologique de tout temps.
Un rapprochement considéré comme une simple tactique pour se repositionner dans le monde Arabe.
On se souvient qu’ils avaient été chassés par force de l’Égypte et que leur popularité est en nette régression au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Monde Arabe/ Iran: Relations tendues

De ce qui précède et hormis l’hypocrisie et l’opportunisme des frères musulmans, les relations Iran- Monde Arabe étaient toujours tendues et ce, depuis la soi-disant révolution Islamique qui a abouti à la prise de pouvoir par des Ayatollah, hommes religieux chiites fanatiques et obscurantistes.
Cette haine du pouvoir Iranien aux pays arabes majoritairement sunnites, se confirme aujourd’hui par les attaques auxquelles sont confrontées les pays du Golf sous prétexte de viser les lieux de présence Américaine.
En effet, les pays de cette région sont restés neutres dans le conflit opposant les États Unis d’Amérique et Israël à l’Iran.
Outre, certains pays de la région ont même condamné l’offensive dès le premier jour.

La quête d’une trêve.

Néanmoins, la poursuite des bombardements par l’Iran à ses voisins neutres n’a pour seule explication que les obliger à mettre pression sur les États Unis d’Amérique et Israël pour arriver à une trêve des offensives.
Cela permettra à l’Iran de réévaluer sa situation intérieure déjà épuisée par les sanctions internationales.
Malheureusement, cette démarche n’a pas abouti, car chaque pays du Golfe a ses propres complexités et contraintes, ainsi que des objectifs et perspectives en matière de pratique de la politique.

Blocus envisagés

Ce qui inquiète encore plus l’Iran, c’est que les Emirats Arabes Unis sur consignes américaines pourrait à tout moment geler les avoirs iraniens déposés dans les banques Émiraties.
Outre, les Emirats est en mesure également de retirer de la navigation les bateaux de complaisance dont l’Iran tire profit malgré les sanctions économiques qui lui sont imposées.

Le détroit de Hormuz

Rappelons que les approvisionnements pétroliers proviennent toutes de l’est du golfe persique, région reliée au détroit d’Ormuz sous contrôle iranien et qui, jusqu’à présent, est épargnée par les frappes américaines.
Mais ce qui échappe à tout observateur de cette situation dont les événements s’avèrent imprévisibles, c’est que les compagnies d’assurance maritime majoritairement britanniques et qui assurent les navires traversant le détroit de Hormuz commencent à refuser cette prestation à cause de l’élévation du taux de risques devenu intrinsèque à ce détroit.

Transfert du trafic maritime

Quant au plus grand pays du Golfe à savoir l’Arabie Saoudite, elle a conclu un accord avec la société MAERSK, qui gère un nombre assez important de ports à travers le monde, en vue de transférer progressivement le trafic pétrolier maritime saoudien à la mer rouge. Bien que cette zone soit encore turbulente, elle demeure moins risquée et maîtrisable.
Une démarche qui sera suivie certes par les pays de la région surtout les Emirats Arabes Unis, une occasion de rapprochement pour dégeler le différend entre ces deux pays.

Pour conclure, disons qu’après douze jours de frappes réciproques, l’Iran
( déjà sous embargo), est dans une situation désespérée, voulant mettre fin à cette guerre mais avec dignité.

Marrakech le 12/03/2026

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