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Résolution 2797/ Union Africaine

Noureddine Benchekroun/ Bureau de Marrakech

Plusieurs observateurs s’interrogent sur la nature de la prochaine bataille diplomatique entre le Maroc et le Polisario au sein de l’Union africaine (UA), surtout après la résolution 2797 du Conseil de Sécurité.
Une résolution qui a mis la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base pour toute négociation entre les parties concernées par ce dossier à savoir le Royaume du Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, et le Polisario.

(U.A) face à un grand défi

De ce qui précède, il paraît dès maintenant que l’union Africaine se trouvera confrontée à un défi d’un genre tout à fait nouveau concernant un problème artificiel fabriqué en toutes pièces par l’Algérie, gendarme de l’ancien bloc Est dans la région Nord-africaine.

Attachement aux principes du droit international

En effet, nous savons pertinemment que le Maroc est resté attaché aux principes du droit international à travers une série de résolutions du Conseil de Sécurité, résolutions, qui ont pris un nouveau tournant après l’annonce par le Maroc de la proposition d’autonomie en 2007.
D’ailleurs, en 2018 l’Union Africaine a également confirmé son attachement au résolutions onusienne lors de son sommet à Nouakchott.

Idéologies révolues

Dans le contexte actuel où le monde est en train de changer, cherchant plus de coopération et d’unions, et combat toute idéologie révolue de balkanisation, il n’est plus permis à l’Union Africaine de rester prisonnière de propos imposés par la sphère des pays pro-algériens qui ne cessent de manœuvrer pour garder les séparatistes du Polisario au sein de cette organisation.

Un héritage confus

De ce fait, les décisions onusiennes à travers les résolutions du conseil de sécurité s’imposent aux concernés par l’affaire du Sahara Marocain et pour tout autre acteur à commencer par l’Union Africaine.
Cela lèvera l’état de confusion qui a caractérisé cette affaire, un état hérité de son prédécesseur l’Organisation de l’unité africaine ( OUA).
Pour cette raison le Royaume du Maroc s’est investi depuis sa réintégration l’union Africaine en 2017 à proposer des réformes pour contrer les nombreuses violations du droit international qui y prévalent.

Nécessité d’expulsion du Polisario

Bien que plus de trente pays africains soutiennent l’autonomie sous souveraineté marocaine, l’expulsion du Polisario de l’Union africaine nécessite le vote des deux tiers sans opposition d’aucun grand membre.
Outre dès son retour à cette union, le Royaume du Maroc a insisté sur son attachement à son intégrité territoriale et sur l’irrégularité de la présence du Polisario dans ce rassemblement. Une présence comme signalé auparavant, qui constitue une violation flagrante du droit international et une
situation sans équivoque dans d’autres organisations continentales.
En effet, elle est le résultat d’une série d’accumulations d’ambiguïtés créées par l’État algérien,qui a soutenu et hébergé sur son sol des séparatistes et ce depuis cinq décennies.

Force de la diplomatie Marocaine

Maintenant la question qui se pose:
Est ce que le Maroc va utiliser les mêmes mécanisme qu’il a déjà adoptés avec les pays Européens pour mener à son rang les pays Africains encore réticents, sachant que, c’est cette voie diplomatique ( made in Morocco) qui a ouvert la voie à l’adoption par le conseil de sécurité de la résolution 2797 ?
En effet, à part l’Algérie, il y a encore de grands pays africains qui, soit maintiennent leur soutien aux séparatistes comme l’Afrique du Sud ou optent pour une neutralité positive consistant à garder un équilibre dans leurs relations avec le Royaume du Maroc et l’Algérie comme le Nigeria et l’Ethiopie.
La diplomatie Marocaine, très forte et bien rodée, ne lâchera pas prise et continuera sûrement à prioriser et à développer la relation économique du Royaume avec ces pays pour les libérer des tentacules algériennes.
Sans oublier que même les Sud-Africains commencent
déjà à céder à cette puissance diplomatique marocaine.
En effet, le parti d’opposition de l’ancien président Jacob Zuma a soutenu l’autonomie sous souveraineté marocaine violant par cet acte l’unanimité de son pays pour cette question.

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